Des rebelles non identifiés ont attaqué et pillé dimanche 24 juin une partie du site du groupe français de nucléaire civil Areva, près du gisement d'uranium de Bakouma, dans le sud-est de la Centrafrique. L'information a été rapportée lundi 25 juin par l'Agence France Presse, qui cite des sources militaire centrafricaine et diplomatique française. 

Les militaires se sont exprimés, dimanche,via un communiqué lu à la radio nationale. "L'ennemi a fait quelques dégâts matériels et s'est retiré en emportant essentiellement des vivres. Il est pour le moment difficile d'établir un bilan des combats. Cependant, on ne déplore aucune victime sur la zone ni parmi le personnel, ni au sein de la population de Bakouma", ont-ils ainsi précisé. 

Une source diplomatique française a quant à elle affirmé que cinq ressortissants français du groupe Areva, présents sur le site, étaient en contact avec les autorités françaises qui cherchaient "la solution la plus adaptée" pour eux. Le groupe Areva n'a fait aucun commentaire. Malgré un processus de paix entamé en 2008 avec la plupart des rébellions importantes du pays, la Centrafrique reste la proie de groupes armés, de coupeurs de routes et de braconniers.