"Comment, pendant plus de trois ans (…), peut-on résister ?" s'est interrogé Laurent Fabius à l'Assemblée nationale, mercredi 30 octobre, au lendemain de la libération des quatre Français enlevés au Niger en 2010. "Il y a des habitudes à prendre. Il faut tous les jours faire un certain nombre d'exercices", a expliqué le ministre des Affaires étrangères, qui a pu s'entretenir avec les ex-otages.

"Il y a l'espoir et il y a le fait de savoir, sans en avoir le témoignage, qu'en France l'Etat et les citoyens sont à vos côtés. Je pense que c'est ça qui les a fait tenir", a ajouté Laurent Fabius.

Il a par ailleurs réaffirmé que "la France ne paie pas de rançon", contredisant une nouvelle fois les informations du Monde et de l'AFP, qui affirment que la France a versé entre 20 et 25 millions d'euros pour obtenir la libération de ces otages.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à l'Assemblée nationale, le 9 octobre 2013.
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à l'Assemblée nationale, le 9 octobre 2013. (FRED DUFOUR / AFP)