L'Arabie saoudite fait la sourde oreille. Le président du tribunal militaire de Tunis (Tunisie) a indiqué mardi 3 janvier que Riyad avait ignoré une demande d'extradition de l'ex-président Ben Ali afin qu'il soit jugé. "Nous avons demandé, à deux reprises son extradition, mais nous n'avons pas reçu de réponses." Zine el-Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir en janvier 2011 par la révolte des Tunisiens, a trouvé refuge en Arabie saoudite. Il fait depuis l'objet d'un mandat d'arrêt international.

Mardi a repris le procès de Ben Ali et d'une quarantaine de hauts responsables de son régime notamment pour leurs rôles dans la mort de 43 manifestants dans le gouvernorat de Tunis et dans d'autres villes au nord du pays, comme Bizerte et Nabeul. L'ex-chef d'Etat et ses anciens principaux chefs de sécurité, y compris ses deux derniers ministres de l'Interieur, risquent la peine de mort s'ils sont reconnus coupables, selon des avocats. Au total, plus de 300 personnes ont trouvé la mort lors du soulèvement populaire déclenché le 17 décembre 2010.