Un tank de l'armée libyenne à Koufra, le 1er mars 2012.
Un tank de l'armée libyenne à Koufra, le 1er mars 2012. (ABDULLAH DOMA / AFP)

La situation est loin d'être stable en Libye. Alors que les élections pour une assemblée constituante ont été reportées au 7 juillet pour des problèmes "logistiques", de violents combats se déroulent depuis samedi 9 juin dans le sud-est du pays, aux confins du Sahara, non loin des frontières tchadienne et soudanaise.

Selon l'AFP, au moins 23 personnes ont été tuées et des dizaines blessées en deux jours de combats. Ils opposent la tribu des Toubous et des forces liées à l'armée libyenne dans l'oasis de Koufra, dans le sud-est de la Libye, à plus de 1 000 km de Tripoli. Ainsi, selon le médecin toubou, Taher Wehli, 20 personnes de sa tribu ont été tuées, "dont des femmes et des enfants". Le commandant de la brigade Bouclier de la Libye, Wissam Ben Hmid, a lui fait état de trois morts parmi ses hommes.

Une région en proie à des rivalités entre tribus

Les heurts ont éclaté samedi matin dans cette oasis où les forces libyennes se sont déployées en février pour tenter d'apaiser les rivalités entre les tribus Toubou et Zwai. "Les Toubous ont essayé d'attaquer la ville à 4 heures du matin (2 heures GMT). Trois soldats ont été tués ainsi que six habitants. Il y a de nombreux blessés", a déclaré un responsable de la sécurité d'Al Koufra à l'agence Reuters. "Les combats se poursuivent depuis ce matin", dimanche.

La Libye compte autour de 150 tribus et de nombreux observateurs ont souligné le risque de "somalisation" du pays. Démuni, le Conseil national de transition (CNT), peine à imposer son autorité et de nombreuses milices ayant participé au renversement du régime de Kadhafi sont incontrôlables.