Burkina Faso : un des principaux hôtels de Ouagadougou attaqué par des hommes armés

L'établissement est fréquenté par des occidentaux. Des coups de feu semblent avoir été tirés par trois hommes armés et enturbannés.

L'hôtel Splendid, à Ouagadougou (Burkina Faso), le 25 mai 2008.
L'hôtel Splendid, à Ouagadougou (Burkina Faso), le 25 mai 2008. (Zenman / Wikimédia Commons)

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Nouvelles violences au Burkina Faso. Des tirs multiples et des détonations ont été entendus vendredi 15 janvier au soir au Splendid, un des principaux hôtels du centre de Ouagadougou, prisé par les Occidentaux. Selon des témoins, les tireurs sont retranchés dans l'hôtel et retiendraient des otages.

L'ambassadeur de France sur place a confirmé sur Twitter l'attaque terroriste et a conseillé d'éviter la zone. Il donne également le numéro de téléphone de la cellule de crise mise en place à l'ambassade.

Un photographe de l'agence Reuters a posté sur Twitter des photos d'une voiture en flammes et précise que "les forces armées ont encerclé le bâtiment".

Cet hôtel, situé sur la principale avenue du centre de la capitale est fréquemment utilisé par des Occidentaux et par du personnel des agences onusiennes. Ces coups de feu semblent avoir été tirés par trois hommes armés et enturbannés, selon un journaliste de l'AFP.

Outre l'hôtel Splendid, un café-restaurant également fréquenté par une clientèle étrangère, le Cappuccino, situé face à l'hôtel aurait également été la cible des tireurs, selon les indications données à l'AFP par un témoin sur place.

La deuxième attaque de la journée

Le pays a subi une première attaque d'un groupe armé qui a fait deux morts dans l'après-midi dans le nord du pays près de la frontière avec le Mali, selon un communiqué de l'armée.

"Dans l'après-midi aux environs de 14 heures (heure locale), une vingtaine d'individus non identifiés lourdement armés ont perpétré une attaque contre des gendarmes en mission commandée dans le village de Tin Abao, localité située à une quarantaine de km de Tin Akoff à 40 km de Gorom-Gorom" (près de la frontière avec le Mali) selon le texte, qui indique que le "bilan provisoire" est de "deux morts, un gendarme et un civil, et deux gendarmes blessés dont un grave".