Attentat de Ouagadougou : la photographe franco-marocaine Leila Alaoui succombe à ses blessures

La jeune femme, morte lundi des suites de ses blessures, était reconnue dans le monde de la photographie, au Maroc, en France, ainsi qu'au Liban, où elle vivait une partie de l'année.

Leila Alaoui, en février 2015, lors d'une exposition à Beyrouth (Liban).
Leila Alaoui, en février 2015, lors d'une exposition à Beyrouth (Liban). (LEILA ALAOUI / TWITTER)

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Le nom de Leila Alaoui vient s'ajouter à la liste des victimes de l'attentat de Ouagadougou. La photographe franco-marocaine, grièvement blessée dans l'attaque, est morte lundi 18 janvier dans la soirée. La jeune femme "est décédée vers 21h15 dans une clinique de la capitale Ouagadougou des suites d'un arrêt cardiaque", a indiqué l'agence marocaine MAP, citant l'ambassade du Maroc au Burkina Faso. "La dépouille de la défunte sera rapatriée au Maroc aussitôt après accomplissement des procédures requises", a précisé l'ambassade.

Au Burkina Faso pour une mission humanitaire

Leila Alaoui avait été blessée par balles, vendredi soir, alors qu'elle se trouvait à la terrasse du café-restaurant Cappuccino. Transportée à l'hôpital, elle avait été opérée durant plusieurs heures. La jeune femme était reconnue dans son milieu professionnel, au Maroc, en France, ainsi qu'au Liban, où elle vivait une partie de l'année.

Après New York, Dubaï ou encore l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris, son travail avait été exposé ces dernières semaines – jusqu'à dimanche – à la Maison européenne de la photographie, à l'occasion d'une Biennale à Paris. Elle se trouvait au Burkina Faso dans le cadre d'une mission pour l'ONG Amnesty International.

Deux autres Français ont été tués dans l'attaque jihadiste de Ouagadougou, qui a fait au moins 30 morts. Un Portugais résidant de longue date en France est également décédé.