C'est un pot-de-vin qui a permis à Abdul Sabor, 21 ans, d'avoir accès à ses cibles. Le militaire afghan ayant tué quatre instructeurs français le 20 janvier avait réintégré l'armée afghane en corrompant un autre soldat, selon le site d'information américain McClatchy

Le jeune soldat, qui avait déserté avant de réintégrer l'armée avant l'attentat, avait déjà payer le recruteur lors de sa première intégration, en avril 2011. Mais après avoir servi environ huit mois, M. Sabor s'"échappe", selon les propos tenus lors de l'interrogatoire auquel il a été soumis après son crime. Il se rend à Peshawar, dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, bastion des talibans et coeur du principal sanctuaire d'Al-Qaïda dans le monde, où il reste "quelques temps".

L'appartenance du soldat aux talibans encore non établie

De retour à Kaboul, il paie 800 afghanis (environ 12 euros) au même militaire que la première fois, qui se charge de lui préparer à nouveau "ses papiers d'enrôlement". Abdul Sabor est ensuite envoyé au centre d'entraînement de l'armée à Kaboul, puis à Tagab, au coeur de la Kapisa (nord-est), une province sous contrôle français.

Le 20 janvier, il ouvre le feu sur un groupe de militaires français assurant la formation des troupes afghanes, alors que ceux-ci font un jogging dans la base de Gwan (en Kapisa), sans armes ni protections. Quatre hommes meurent et quinze sont blessés, dont huit grièvement.

Le meurtrier, dont l'enquête n'a pas encore pu prouver s'il était, ou non, taliban, a justifié son geste lors de ses premiers interrogatoire par le visionnage de la vidéo de soldats américains urinant sur des cadavres afghans.