Qualité de l'air : la France peut mieux faire, selon l'Anses

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) publie ce mardi une série de recommandations.

Ces décès sont dus aux oxydes d\'azote présents dans les gaz d\'échappement et nocifs pour le système respiratoire.
Ces décès sont dus aux oxydes d'azote présents dans les gaz d'échappement et nocifs pour le système respiratoire. (MAXPPP)
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franceinfoAnne-Laure BarralRadio France

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La France doit se montrer plus sévère sur la qualité de l'air, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Saisie par la Direction générale de la santé et la Direction générale de l'environnement, l'agence de sécurité sanitaire publie ce mardi 23 mai une série de recommandations.

48 000 morts par an à cause des particules fines

Concernant les particules fines et ultra fines, l'Anses recommande de fixer des normes plus protectrices pour la santé des Français. Les valeurs françaises sont actuellement inférieures à celles de l'OMS. Or les particules d’un diamètre inférieur à 10 micromètres (PM10) ou à 2,5 micromètres (PM2,5), pénètrent profondément dans notre organisme et en particulier dans l’appareil respiratoire, augmentant le risque d’affections cardiovasculaires ou de cancers du poumon.

Selon une étude de Santé publique France, la pollution aux particules fines provoque 48 000 morts par an, soit autant que l’alcool. Pour limiter les dégâts sur la santé, l'Anses préconise de fixer un seuil quotidien à ne pas dépasser, comme cela existe aux Etats-Unis ou au Canada.

Autre impératif pour l'agence de sécurité sanitaire : mieux évaluer nos politiques publiques sur la pollution de l'air et mieux communiquer sur les dangers des polluants via un nouvel outil d'alerte grand public comme une météo de la pollution.