EN IMAGES. Visite du Signal, l'immeuble abandonné à Soulac en raison de l'érosion

L'immeuble résidentiel situé en Gironde a été évacué le 29 janvier 2014, en raison des tempêtes et de l'érosion. Un an après, francetv info s'est rendu sur les lieux, alors que la "marée du siècle" ravive les inquiétudes. 

En une journée, et sous la pluie, les résidents du Signal, bâtiment beige situé sur le front de mer de Soulac-sur-Mer (Gironde), ont plié bagage. C'était il y a un peu plus d'un an. Construit dans les années 1970 à 200 m de la mer, l'immeuble aux quatre étages et 78 appartements est désormais menacé par les eaux de l'océan Atlantique. Principalement utilisé pour de la location saisonnière, il a fermé ses portes le 29 janvier 2014, sur décision préfectorale. Depuis, ses anciens copropriétaires réclament une indemnisation. 

Le lieu, lui, est à l'abandon. Plus personne n'y habite, pas même les quatre personnes qui l'occupaient à l'année. Le Signal est désormais voué à la destruction. Un an après son évacuation, mal vécue par les résidents, francetv info s'est rendu à Soulac. Nous avons pu pénétrer dans l'immeuble, cible de nombreux actes de vandalisme. Nous vous proposons une visite guidée du bâtiment, devenu un symbole de l'érosion du littoral aquitain.  

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Il ne s'est pas encore effondré. Un an après son évacuation, le 29 janvier 2014, le Signal se dresse toujours sur la plage de Soulac-sur-Mer, en Gironde.  JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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L'expulsion des résidants a été décidée car la limite entre la dune et la base du bâtiment était passée sous le seuil des 20 m. Depuis, l'immeuble est interdit d'accès. JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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C'est Jean-José Guichet, le président du conseil syndical, qui nous a ouvert les portes du Signal. Il faut faire attention : les fenêtres sont cassées et le verre recouvre le sol. JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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Depuis avril 2014, le bâtiment est régulièrement la cible d'actes de vandalisme, au grand dam de ses 78 copropriétaires.   JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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L'immeuble est ouvert aux quatre vents et les portes des appartements ont été forcées. "C'est pitoyable", lâche Jean-José Guichet, qui revient tous les 15 jours pour constater les dégâts. JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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Les copropriétaires ont eu une semaine pour plier bagage. Dans une lettre datée du 22 janvier 2014, le sénateur-maire de Soulac les invitait à se préparer à quitter l'immeuble. JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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Venus de la région parisienne ou de Lille (Nord), certains n'ont pas eu le temps de vider leur appartement. Pour la majorité des habitants, le Signal faisait office de résidence secondaire. JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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Comme s'ils avaient été surpris par les événements, certains ont laissé leur vaisselle en plan. La propriétaire de ces assiettes a dû louer un garde-meuble à Bordeaux (Gironde) pour stocker ses affaires. JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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Au rez-de-chaussée, les propriétaires d'un 140 m2 ont laissé une petite annonce pour se séparer de leurs affaires.  JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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Au premier étage, Jean-José Guichet jouissait d'une vue imprenable sur l'océan. Mais lorsqu'il a acheté cet appartement, en 1978, il ne voyait presque pas l'eau.  JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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"Ce n'était pas des gens fortunés qui achetaient ici. Il y avait des fonctionnaires, des retraités", explique Jean-José Guichet. Les derniers propriétaires ont acheté en 2009. Beaucoup se retrouvent maintenant avec des crédits sur le dos. JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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A l'origine, il devait y avoir 14 immeubles similaires sur le front de mer de Soulac. Finalement, un seul a été construit. Il est en rouge sur la carte (à droite).  JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO
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Certains propriétaires n'ont pas hésité à exprimer leur colère face à cette situation. Des inscriptions accusant Xavier Pintat, le sénateur-maire de Soulac, de les avoir abandonnés recouvrent ces fenêtres.  JULIE RASPLUS / FRANCETV INFO