Les secours philippins s'efforcent, lundi 11 novembre, d'acheminer tentes, vivres et matériel médical à Tacloban. Cette capitale provinciale et ville côtière de 220 000 habitants n'est plus qu'un champ de débris et un charnier à ciel ouvert, depuis le passage du typhon Haiyan.

Près de l'aéroport dévasté, une longue file de rescapés s'étire. Ces hommes et ces femmes ont parcouru des kilomètres dans la boue pour parvenir sur les lieux où, espèrent-ils, sera distribuée l'aide humanitaire. Ils sont affamés, désespérés et parfois acculés au pillage. Des magasins d'alimentation et un convoi de la Croix-Rouge ont été attaqués. Des centaines de militaires et policiers ont été dépêchés sur place lundi pour rétablir l'ordre.

L'aide internationale se met en place. Quelque 90 Marines et deux avions C-130 remplis de vivres et de matériel sont arrivés lundi sur l'île de Leyte. L'avant-garde d'une aide américaine qui devrait compter une quinzaine d'appareils. Face à l'ampleur du cataclysme, en plus des Etats-Unis, plusieurs pays et organisations, dont l'Union européenne et l'ONU, ont proposé leur aide financière ou matérielle. Elle pourrait être nécessaire pendant des années.

De l'aide humanitaire américaine est débarquée à l'aéroport de Tacloban (Philippines), le 11 novembre 2013, après le passage du typhon Haiyan.
De l'aide humanitaire américaine est débarquée à l'aéroport de Tacloban (Philippines), le 11 novembre 2013, après le passage du typhon Haiyan. (TED ALJIBE / AFP)