Médecins et autorités philippines redoutent une crise sanitaire majeure dans les zones frappées par le typhon Haiyan. La ville ravagée de Tacloban est confrontée à des épidémies dues à la présence de cadavres et au manque d'eau potable.

Les sinistrés traversent les décombres pour enterrer leurs parents ou leurs amis, tués lors du passage du typhon. "Je ne peux plus dormir, elle était une si bonne mère", confie un homme qui vient d'enterrer sa mère. Les cadavres sont placés dans des sacs mortuaires mais, trop nombreux, ils gisent à même le sol, le long des routes.

Les sinistrés se protègent des odeurs avec des masques. Le travail immense d'identification des cadavres ne fait que commencer. Les rescapés blessés ou malades risquent un autre problème, puisque les hôpitaux sont débordés et sont, pour certains, à court de médicaments.

Dans les environs de Tacloban (Philippines), le 12 novembre 2013.,
Dans les environs de Tacloban (Philippines), le 12 novembre 2013., (PHILIPPE LOPEZ / AFP)