Il était aux premières loges lorsque le typhon Haiyan s'est abattu sur le centre des Philippines, vendredi 8 novembre. Emmanuel Roy, un humanitaire français de 25 ans travaillant pour l'association Enfants du Mékong, a vu le cyclone balayer Tacloban, un port de la côte est où résidaient 220 000 personnes. Il l'a filmé depuis sa chambre d'hôtel.

Le jeune homme décrit un "paysage surréaliste" : une masse d'eau qui "montait à environ 2-3 mètres", "engloutissait les véhicules" et "dévastait tout sur son passage". Il raconte "les poteaux électriques, les cocotiers" qui "tombaient un à un", "les toits de tôle qui volaient" et "les personnes dont les maisons avaient été englouties" qui "ne trouvaient d'autre refuge que leur toit", au péril de leur vie.

Quelques heures après la catastrophe, le Français a quitté la ville à bord d'un avion militaire, laissant derrière lui un paysage de désolation. Le cyclone, l'un des plus puissants jamais enregistrés, avec des vents dépassant 300 km/h et des pointes à 378 km/h, a fait au moins 10 000 morts selon une estimation provisoire et plus de 600 000 déplacés.

Des maisons de Tacloban (Philippines), détruites par le passage du typhon Haiyan, le 11 novembre 2013.
Des maisons de Tacloban (Philippines), détruites par le passage du typhon Haiyan, le 11 novembre 2013. (ROMEO RANOCO / REUTERS)