Ouragan Maria : "Personne ne sera oublié" après les dégâts, promet la ministre Annick Girardin

L'arrêté de catastrophe naturelle mécontente certains élus guadeloupéens. La ministre des Outre-mer a tenté de les rassurer. 

Un agriculteur observe les dégâts dans son exploitation de Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, le 22 septembre 2017, après le passage de l\'ouragan Maria.
Un agriculteur observe les dégâts dans son exploitation de Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, le 22 septembre 2017, après le passage de l'ouragan Maria. (HELENE VALENZUELA / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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"Personne ne sera oublié." La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, promet que tous les dégâts causés par l'ouragan Maria seront bien réparés, lundi 25 septembre. Certains élus de Guadeloupe ont en effet dénoncé le périmètre de l'arrêté de catastrophe naturelle, publié la veille dans le Journal officiel.

>> Ouragan Maria : l'état de catastrophe naturelle publié au Journal officiel, son périmètre critiqué

Ils déplorent notamment que seules deux communes de l'archipel des Saintes (2 900 habitants) soient concernées pour les dommages causés par les vents cycloniques, alors que toutes les communes de la région Guadeloupe (qui comprend la Guadeloupe elle-même et plusieurs îles périphériques) ont été touchées, selon eux. "On avait pris l'engagement de publier un arrêté dans les 48 heures et on l'a fait, avec les données que nous avions", s'est défendu la ministre devant la presse, recevant le président de la collectivité territoriale de Martinique, Alfred Marie-Jeanne.

"Nous allons travailler dossier par dossier"

Après l'ouragan Irma, début septembre, l'arrêté de catastrophe naturelle avait été global pour Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Mais ce n'est pas le cas pour l'ouragan Maria, qui a frappé les Antilles les 18 et 19 septembre. "On n'a pas le même niveau de cyclone, justifie Annick Girardin. On est en dessous du vent qui permet de classer l'arrêté en vent cyclonique."

En plus de l'arrêté de catastrophe naturelle, la ministre rappelle qu'un fonds de secours pour les Outre-mer a aussi été mis en place. Ce dispositif complète les assurances pour "indemniser les dégâts matériels non assurés des particuliers sous conditions de ressources, des petites entreprises, des collectivités locales ainsi que les pertes de fonds et de revenus des exploitants agricoles".

Nous allons travailler dossier par dossier, commune par commune (...) parce qu'il y a eu des dégâts importants, et il n'y a pas le niveau de vent qui peut être reconnu cyclonique (...) donc nous allons travailler pour apporter des réponses dans les jours à venir (...). Personne ne sera oublié et des solutions seront trouvées pour tout le monde, que ce soit l'habitant, la collectivité ou que ce soit un agriculteur.

Annick Girardin, ministre des Outre-mer

Conférence de presse

Le président de la Guadeloupe veut un arrêté global

Le président de la région Guadeloupe Ary Chalus (à droite sur la photo), reçu en fin de matinée par la ministre, a insisté sur la nécessité d'une "meilleure concertation" avec les élus guadeloupéens. "Toutes les communes ont été touchées en Guadeloupe, l'agriculture, les pêcheurs. Il fallait qu'on prenne un arrêté pour toute la Guadeloupe, pour qu'on puisse être indemnisé convenablement. On ne peut pas avoir deux poids deux mesures."

L'élu attend la remontée des dossiers de chaque commune, dans l'espoir d'obtenir un arrêté global sur toute la région Guadeloupe. Il reproche au texte actuel d'avoir été pris dans la précipitation. "Quand vous avez des vents qui arrachent tous les poteaux électriques, les arbres en Guadeloupe, on ne peut pas me dire que les vents ne dépassaient pas les 120 km/h." L'ouragan et ses rafales à 260 km/h ont ravagé notamment 100% des bananeraies de Guadeloupe et 70% de celles de Martinique.