VIDEO. "C'est sélectif" : à Saint-Martin, les rapatriements font polémique après le passage d'Irma

Deux cents personnes ont déjà été évacuées, indique Guadeloupe 1ère.

Une famille vient d\'être évacuée de l\'île de Saint-Martin vers la Guadeloupe, le 9 septembre 2017.
Une famille vient d'être évacuée de l'île de Saint-Martin vers la Guadeloupe, le 9 septembre 2017. (HELENE VALENZUELA / AFP)
avatar
franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

Depuis le passage de l'ouragan Irma, les habitants de Saint-Martin n'ont plus qu'un objectif : quitter l'île. "C'est dangereux, tout le monde a peur. Il faut qu'on parte", s''inquiète une mère de famille. L'île a été détruite à 95% par le phénomène météorologique. Deux cents personnes ont déjà été évacuées, indique Guadeloupe 1ère. "On a surtout les familles avec des enfants sur le dernier vol et les papas attendent. Les personnes qui n'ont pas vraiment d'urgence, on verra par la suite", explique une employée de l'aéroport.

Depuis le début des rapatriements sanitaires, la confusion règne et les opérations suscitent des critiques. "C'est sélectif ! Le bateau arrive, on n'a vu que des métropolitains, que des Blancs", accuse une habitante de l'île après un rapatriement de touristes par le navire Archipel 1. Guadeloupe 1ère rectifie : "La couleur de peau n'entre pas dans les conditions à l'envol. La sélection au départ ne se fait que sur des critères d'urgence. D'abord les blessés graves, puis les malades aux pathologies lourdes. Place ensuite aux femmes enceintes et, en dernier lieu, aux mères avec enfants en bas âge, jusqu'à 6 ans."

De son côté, le préfet de Guadeloupe a répondu à la polémique dans un communiqué : "L'Etat a organisé l'évacuation de personnes vulnérables et de malades qui ne pouvaient plus être pris en charge à Saint-Martin. Ces personnes ont été désignées par les autorités sanitaires", tient à souligner la préfecture, qui ajoute ne pas avoir "donné l'ordre de rapatriement de touristes au navire Archipel 1".