"Ni le militaire, ni la petite n’ont posé" : retour sur une photo prise à Saint-Martin qui a fait réagir sur les réseaux sociaux

L'un des envoyés spéciaux de franceinfo à Saint-Martin a posté sur les réseaux sociaux la photo d'un militaire s'occupant d'une petite fille. Le cliché a suscité de nombreuses réactions, notre journaliste y répond.

Au bien nommé aérogare de l\'espérance à Grand-Case, les évacuations se poursuivent à Saint-Martin, a twitté Matthieu Mondoloni le 11 septembre 2017.
Au bien nommé aérogare de l'espérance à Grand-Case, les évacuations se poursuivent à Saint-Martin, a twitté Matthieu Mondoloni le 11 septembre 2017. (RADIO FRANCE / MATTHIEU MONDOLONI)
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L'un des envoyés spéciaux de franceinfo à Saint-Martin, Matthieu Mondoloni, a posté sur son compte Twitter une photo montrant le rôle parfois inattendu des renforts envoyés sur l'île, ravagée par l'ouragan Irma. Le cliché a provoqué des réactions parfois extrêmes. Certains reprochent une "photo de com", tandis que d'autres approuvent "un moment d'humanité".

La photo montre un militaire portant dans ses bras une petite fille dont la famille patientait depuis un long moment à l'aérogare de Grand-Case, à Saint-Martin. Interpelé sur son travail de reporter radio et de photographe, le journaliste s'est défendu de toute mise en scène. "J'ai pris cette photo de façon instantanée, explique Matthieu Mondoloni.On se trouvait à l'aérogare de Grand Case, là où sont évacués les Saint-Martinois qui souhaitent quitter l'île. La dernière grille est gardée par des militaires, qui viennent régulièrement chercher les familles, porter les valises."  

"C'est un instant de vie, pas de la com" - Matthieu Mondoloni
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"Ni le militaire, ni la petite n’ont posé. Cette petite fille patientait avec sa famille, devant la grille, en attendant d'être menée à l'aérogare pour être évacuée. J'ai vu arriver ce militaire, très jeune, avec cette petite fille à moitié endormie et ses parents épuisés" 

"Ce n’est pas de la com, poursuit Matthieu Mondoloni, c'est un instant de vie. Ce n'est pas une photo posée. Je n'ai pas demandé au militaire de prendre la pose. J’ai vu beaucoup d'instants de vie ici, des émouvants, des déchirants, sans prendre parti."

Les mots de la fin sont ceux du journaliste : "Je rapporte des choses vues et entendues, c'est mon travail de journaliste. Cette photo a cette instantanéité qui en fait une jolie photo... même si je ne la trouve pas si réussie."