On épuise de plus en plus vite les ressources naturelles de la planète : la preuve en un gif animé

Le 2 août, l'humanité aura consommé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an, et vivra donc "à crédit" jusqu'au 31 décembre, selon le calcul d'une ONG. Un "jour de dépassement" qui survient de plus en plus tôt chaque année.

Dans le désert du Namib, en Namibie, le 2 mai 2014.
Dans le désert du Namib, en Namibie, le 2 mai 2014. (MATTES REN / HEMIS.FR / AFP)
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Bastien HuguesFrance Télévisions

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C'est un constat inquiétant : mercredi 2 août, l'humanité aura consommé l'ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en une année, et vivra donc "à crédit" jusqu'au 31 décembre. Une date calculée par l'ONG Global Footprint Network, en prenant notamment en compte l'empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction ou encore l'utilisation de l'eau.

Le constat est d'autant plus alarmant qu'inexorablement, ce "jour de dépassement" survient de plus en plus tôt chaque année. En 1977, ce n'était que le 12 novembre que la planète avait épuisé ses ressources. En 1987, c'était le 24 octobre. En 1997, c'était 30 septembre. Et en 2007, il y a dix ans, le "jour de dépassement" survenait le 15 août. 

Des signes encourageants malgré tout

"Pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd'hui besoin de l'équivalent de 1,7 planète", écrivent les ONG Global Footprint et WWF dans un communiqué, mardi 25 juillet. Le coût de cette surconsommation est déjà visible : pénuries en eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces... Vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n'est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment."

Selon les deux organisations environnementales, "des signes encourageants" indiquent cependant qu'"il est possible d'inverser la tendance". Ainsi, malgré la croissance de l'économie mondiale, "les émissions de CO2 liées à l'énergie n'ont pas augmenté en 2016 pour la troisième année consécutive". Un point positif qui "peut s'expliquer en partie par le développement important des énergies renouvelables dans l'électricité".