Des scientifiques du monde entier embarquent en Antarctique observer les effets du changement climatique

Mardi, cinquante-cinq scientifiques pluridisciplinaires ont embarqué pour faire le tour de l'Antarctique. L'un des objectifs est d'étudier les répercussions du changement climatique. 

Le mont Erebus sur l\'île de Ross, en Antarctique.
Le mont Erebus sur l'île de Ross, en Antarctique. (MARK RALSTON / AFP)
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Observer les effets du changement climatique et de la pollution dans l'océan Austral. Ce sont les objectifs de 55 scientifiques qui ont embarqué, mardi 20 décembre, à bord d'un brise-glace russe pour une expédition de trois mois en Antarctique, la mission ACE (Antarctic Circumnavigation Expedition). Les scientifiques, originaires d'une trentaine de pays, partiront du Cap en Afrique du Sud pour étudier les effets du changement climatique et à la pollution dans l'océan Austral.

Le tour de l'Antarctique en trois mois

"Cette mission s'inscrit dans la tradition des grandes expéditions de la fin du XIXe et du début XXe siècle. C'est la première fois que plusieurs scientifiques de différentes disciplines vont réaliser le tour de l'Antarctique en une seule saison", a expliqué sur franceinfo Yves Frenot, biologiste spécialiste de l'Antarctique, directeur de recherche au CNRS et de l'Institut polaire français. "Pour la première fois, on va avoir une approche globale, sur une seule saison, c'est à dire dans les trois mois, ce qui va nous permettre de mieux comprendre le fonctionnement de l'océan Austral."

Venus des six continents, les 55 scientifiques, biologistes, climatologues ou océanographes, embarquent avec 22 projets de recherche qui visent à mieux comprendre les écosystèmes de l'Antarctique.

L'océan Austral capte les gaz à effet de serre

Le parcours des 55 scientifiques à bord de l'Akademik Tryoshnikov va se dérouler en trois étapes, a détaillé Yves Frenot. "Une première étape qui va du Cap à Hobart en Tasmanie, une deuxième de Hobart à Punta Arenas au Chili, et enfin le retour au Cap." Yves Frenot a précisé que le parcours "sera essentiellement en mer, mais il y aura aussi des escales pour mener des recherches dans les îles sub-antarctiques, et en particulier sur les îles françaises, les îles Crozet et Kerguelen."

Selon Yves Frenot, l'Antarctique est une des régions les plus représentatives pour étudier car les impacts du changement climatique sont plus visible. "L'océan Austral a un rôle important dans sa capacité à capter le gaz carbonique qui est émis par nos industries et nos activités humaines, mais on ne connait pas encore tout les mécanismes", a expliqué le directeur de recherche du CNRS

"C'est la première fois que des scientifiques pluridisciplinaires réalisent le tour de l'Antarctique en une seule saison", Yves Frenot, biologiste spécialiste de l'Antarctique et directeur de recherche au CNRS.

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