COP 21 : les marches pour le climat annulées, les ONG cherchent une alternative

Le gouvernement a pris la décision d'annuler les deux marches citoyennes prévues dans le cadre de la conférence climat à Paris et dans plusieurs grandes villes. Francetv info fait réagir les acteurs de la société civile. 

Un manifestant brandit une pancarte "Je suis la planète Terre", lors d'une marche pour le climat, le 7 mars 2015 à Londres (Royaume-Uni). 
Un manifestant brandit une pancarte "Je suis la planète Terre", lors d'une marche pour le climat, le 7 mars 2015 à Londres (Royaume-Uni).  (NIKLAS HALLE'N / AFP)
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France Télévisions

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Elles représentaient deux temps forts de la conférence climat (COP21) organisée au Bourget à partir du 30 novembre. Mais les attentats de Paris ont changé la donne : les marches prévues le 29 novembre et le 12 décembre sont annulées "à Paris et dans plusieurs villes de France", a annoncé le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, mercredi 18 novembre. Raison invoquée auprès des associations : pas assez de forces de l'ordre pour assurer la sécurité des milliers de citoyens.

Au sein de la société civile, la déception demeure, même si on reconnaît "la gravité de la situation". Les attentats viennent de balayer un long travail d'un an. De quoi laisser un goût amer aux militants. "On est un peu abasourdi", lâche-t-on du côté de la Coalition climat 21, qui réunit 130 organisations et coordonne la mobilisation citoyenne de la COP21.

La voix des citoyens "essentielle"

Certains s'inquiètent aussi d'être mis à l'écart du rendez-vous. "Il ne faut pas sous-estimer la difficulté de la situation. On a changé d'échelle. Mais nous avons besoin, encore plus, d'un sursaut démocratique", insiste Geneviève Azam, porte-parole d'Attac France, auprès de francetv info. Elle regrette la "brutalité" de l'annonce, sans consultation, et le fait qu'aucune alternative n'ait été sérieusement étudiée.

"Une voix forte de la société civile est essentielle", souligne pourtant Pierre Cannet du WWF France, dans un communiqué. Jeudi, les membres des différentes associations vont donc plancher sur des solutions pour conserver des espaces d'expression citoyenne, tout en garantissant la sécurité aux participants.

"Il y a plusieurs réunions de prévues aujourd'hui pour décider de ce qu'on va faire", rapporte Geneviève Azam, porte-parole d'Attac France, à francetv info. Des décisions devraient être prises dans la journée, concernant des alternatives à ces rassemblements en plein air désormais interdits.