Le drapeau de l'Union européenne devant le Parthénon sur l'Acropole, à Athènes (Grèce) le 17 juin 2012.
Le drapeau de l'Union européenne devant le Parthénon sur l'Acropole, à Athènes (Grèce) le 17 juin 2012. (JOHN KOLESIDIS / REUTERS)

La tenue des législatives en Grèce, scrutin déterminant pour son avenir dans l'euro, a été assombri dimanche 17 juin par le jet de deux grenades qui n'ont pas explosé contre le siège d'un groupe de presse.

Deux inconnus circulant à bord d'une moto ont lancé un premier engin devant le bâtiment abritant à Athènes le siège de la chaîne de télévision grecque Skai, a indiqué la police sur la foi du témoignage du vigile. L'engin n'a pas explosé. La police a annoncé dans l'après-midi avoir découvert une deuxième grenade devant le bâtiment.

"Troubler la tenue des élections"

Le gouvernement intérimaire sortant et la droite conservatrice ont condamné l'incident en dénonçant une atteinte à la démocratie. Le porte-parole officiel, Dimitris Tziodras, a jugé que l'attaque visait à "troubler la tenue des élections".

La station visée, Skaï, dont les locaux athéniens ont été évacués, fait partie du groupe de presse marqué à droite de la famille d'armateurs Alafouzos. Les opérations de vote s'étaient jusque-là déroulées dans le calme, chacun des deux favoris promettant de tourner la page de la crise qui déprime le pays depuis deux ans.