Bachar Al-Assad et son épouse Asma, le 26 février 2012. 
Bachar Al-Assad et son épouse Asma, le 26 février 2012.  (AFP / SANA)

Nouvelle provocation pour Bachar Al-Assad. Alors que la communauté internationale tente de préparer la transition en Syrie, le président syrien a ratifié lundi 2 juillet trois lois pour lutter contre le "terrorisme". Ces textes condamnent lourdement les rebelles qui défient le régime depuis 16 mois.

Pour les actes qui provoquent uniquement des dégâts matériels, ces lois prévoient cinq années d'emprisonnement. Le financement du terrorisme" est, lui, passible de 15 à 20 ans de prison. Pour les personnes convaincues d'avoir soutenu ou participé à un groupe terroriste, la peine prévu est de 10 à 20 ans de travaux forcés. Le texte précise que "la punition peut être plus sévère si le but est de changer le régime ou la nature de l'Etat", signe que Bachar Al-Assad entend dissuader tout ceux qui tenteraient de contester son pouvoir. Les lois ratifiées lundi par Bachar Al-Assad vont jusqu'à la peine de mort en cas d'acte ayant provoqué "la mort ou des handicaps pour les victimes".

 

Cette ratification par le président syrien entraîne l'entrée en vigueur des textes. Par ailleurs, Bachar Al-Assad a de nouveau accusé les Occidentaux de soutenir militairement "en sous-main" la rébellion, et se targue toujours du soutien d'une partie de la population de son pays.