Un cœur avec les doigts pour faire d'internet une "Respect zone", sans insultes ni harcèlement

Le label, destiné à chasser les insultes de la Toile, bénéficiera d'une campagne vidéo diffusée au cinéma, à la télévision et sur internet le 10 février, rapporte "Le Parisien".

Le logo du label "Respect zone".
Le logo du label "Respect zone". (RESPECT ZONE / FACEBOOK)
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France Télévisions

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Le logo, un cœur avec les doigts, vous signale votre entrée dans la "Respect zone". Un clip vidéo sera diffusé au cinéma, à la télévision et sur le web, mardi 10 février, pour présenter ce label, créé en octobre dernier, et destiné à lutter contre le harcèlement et la haine sur les réseaux sociaux, rapporte Le Parisien.

Zéro contenu "discriminant et excluant"

L'initiative consiste notamment en une charte, dans laquelle le signataire s'engage à ne publier "aucun contenu discriminant et excluant" sur la Toile, qu'il s'agisse de harcèlement, de racisme, d'antisémitisme, de sexisme, d'homophobie ou de stigmatisation du handicap. Et à les supprimer, le cas échéant, s'il en rencontre sur le web.

"Vingt mille écoles américaines veulent adopter le label pour leurs sites internet", assure au Parisien son fondateur, Philippe Coen. Le quotidien précise qu'une soixantaine d'entreprises ont adopté le logo dans la foulée des attentats perpétrés en France début janvier.

Un clip pour développer ce "mouvement de pacification"

Pour capitaliser sur cette mobilisation, la réalisatrice Clarisse Canteloube a travaillé gratuitement sur un clip silencieux d'une minute. Un enfant apporte une carte à sa mère, semble-t-il un message d'amour. "Bonne fête des mères sale chienne", peut-on finalement lire sur le petit mot. "Imaginez que votre enfant vous parle comme il parle déjà peut-être sur internet", met en garde la vidéo en guise de conclusion.

Interrogé par Le Parisien sur le caractère "simplet" de sa démarche, Philippe Coen, ancien avocat de SOS Racisme et de la Licra, est persuadé du bien-fondé de son action. "Vous avez mieux à proposer ?" réplique-t-il, avant de défendre un "mouvement de pacification" déjà "en marche".