Signalement, "fact-checking"... Comment Facebook veut lutter contre les fausses informations

La victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine a déclenché une polémique sur la quantité et l'influence des informations fantaisistes circulant en ligne.

Les fausses informations partagées sur Facebook ont pu, en véhiculant des clichés racistes ou anti-Hillary Clinton, conforter les électeurs de Donald Trump.
Les fausses informations partagées sur Facebook ont pu, en véhiculant des clichés racistes ou anti-Hillary Clinton, conforter les électeurs de Donald Trump. (VALENTIN FLAURAUD / REUTERS)
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"D'habitude, nous ne dévoilons pas de détails sur ce sur quoi nous travaillons, mais compte tenu de l'importance de ce sujet (...), je vais vous en donner un aperçu." Dans un long post publié sur Facebook, le patron de la firme, Mark Zuckerberg, a dévoilé un plan censé limiter la propagation des fausses informations sur le réseau social. 

Après l'élection de Donald Trump à la présidentielle aux Etats-Unis, les médias américains ont révélé que les faux sites d'actualité, qui propagent des informations erronées, mais présentées comme vraies, étaient davantage partagés sur les réseaux sociaux que les sites traditionnels. Or, les fausses informations en question ont pu, en véhiculant des clichés racistes ou anti-Hillary Clinton, notamment, conforter les électeurs du candidat républicain.

Accusé de ne pas suffisamment lutter contre ces faux sites, Mark Zuckerberg a minimisé leur nombre, ajoutant toutefois, samedi 19 novembre, que le réseau social travaillait à limiter leur propagation. 

Les faux contenus seront identifiés comme tels

Mark Zuckerberg a assuré que Facebook allait mettre en place un meilleur système de détection de ces canulars. "Faire en sorte qu'il soit plus simple [pour les utilisateurs] de signaler les articles faux nous aidera à lutter plus vite contre la désinformation."

Il a par ailleurs indiqué que les équipes du réseau social s'étaient rapprochées d'organisations spécialisées dans le "fact-checking" ainsi que de journalistes et que des "avertissements" seront mis en place pour signaler les faux contenus. "Nous relevons le niveau des articles qui apparaissent en complément des liens publiés sur les fils d'actualité", a ajouté Mark Zuckerberg. 

Enfin, comme annoncé en début de semaine, Facebook a l'intention d'agir sur la publicité qui finance ces sites de fausses informations.