Non, cet Australien ne s'appelle pas vraiment "Phuc Dat Bich"

Le jeune homme, qui assurait que son compte Facebook était bloqué à cause de son nom, assimilable à une des expressions anglaises les plus ordurières, a affirmé, mercredi, qu'il s'agissait en fait d'un canular. 

Capture d'écran montrant le passeport de l'Australien Phuc Dat Bich, publiée, le 28 janvier 2015, sur Facebook.
Capture d'écran montrant le passeport de l'Australien Phuc Dat Bich, publiée, le 28 janvier 2015, sur Facebook. (PHUC DAT BICH / FACEBOOK)
France Télévisions

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Ne l'appelez plus "Phuc Dat Bich", mais "Joe Carr". Un Australien de 23 ans a indiqué, mercredi 25 novembre, sur Facebook, qu'il s'était inventé une fausse identité virtuelle pour dénoncer certains travers du réseau social et de la presse. "Ce qui n'était d'abord qu'une blague entre amis est devenu un canular qui a ridiculisé les médias", se félicite-t-il dans un message (en anglais).

Ces derniers jours, de nombreux titres de la presse australienne et internationale, dont l'AFP et francetv info, ont relayé l'histoire de cet homme qui affirmait avoir vu son compte Facebook suspendu en raison de son identité "Phuc Dat Bich". Mal prononcé, ce nom peut prêter s'entendre comme une des expressions anglaises les plus ordurières ("Fuck that bitch", soit "Nique cette salope"). L'internaute avait alors publié une photo présentée comme une copie de son passeport pour prouver sa "bonne foi".

Une expérience de "légèreté" et d'"humanité"

Sa confession est intervenue quelques heures après que la chaîne australienne SBS, alertée par son service vietnamien qui avait des doutes concernant la véracité du nom "Phuc Dat Bich", lui a demandé des explications. 

"J'en ai conclu qu'il ne fallait pas avoir confiance en la crédibilité des médias", écrit le jeune homme dans son message. "Facebook doit comprendre qu'il est absolument impossible de légitimer un endroit où il y aura toujours des farceurs et des filous", ajoute-t-il, revendiquant le droit de chacun à s'inventer un nom sur le réseau social.

Sur une note plus positive, il souligne que son histoire lui a valu de nombreux messages de soutien : "Cela n'a pas faire ressortir la colère et le côté sombre que l'on voit souvent sur internet, mais cela a apporté une légèreté et une humanité en ces temps où l'on en a le plus besoin." Reste à savoir si son nouveau nom, "Joe Carr", n'est pas un simple "joker".