Vue de la cathédrale Notre-Dame, à Amiens.  
Vue de la cathédrale Notre-Dame, à Amiens.   (PAUL THOMPSON / PHOTOLIBRARY RM / GETTY IMAGES)

Vous aussi, vous "likez" la Picardie sur Facebook ? Avec 20 238 fans jeudi 7 juin, elle arrive en tête des régions selon le baromètre de mai des "collectivités territoriales et réseaux sociaux", publié lundi par l'Institut Edgard Quinet. Cette étude révèle notamment que les collectivités sont de plus en plus présentes sur le web.

Les collectivités surfent de plus en plus

"L'intérêt de ce baromètre est parti d'un constat simple, a expliqué, à l'hebdomadaire Les Echos, Jean-Pascal Szelerski, directeur des études chez Edgar Quinet : Internet est partout et dans tous les usages, y compris dans les usages liés aux services publics", a-t-il constaté. Ainsi, depuis 2007, l'institut dresse "l'état des lieux de ce qui se fait en termes de numérique, en commençant par les réseaux sociaux".

Verdict : la Picardie, l'Auvergne et le Poitou-Charentes (région qui enregistre par ailleurs une progression de 25% de fans par rapport à avril), sont les trois régions les plus "aimées" sur Facebook. En ce qui concerne les départements, le Var arrive en tête avec près de 26 500 fans, suivi par la Loire-Atlantique ( environ 8 200 fans). Sur Twitter, 60% des régions et 34% des départements gazouillent, ainsi que 50% des grandes villes ( de plus de 86 000 habitants). Sur ces deux réseaux, le nombre d'abonnés à des collectivités terrotoriales ne cesse d'augmenter, imposant ce nouveau mode de communication avec les citoyens. 

Des chiffres à nuancer 

Interrogé par Les Echos, Jean-Pascal Szelerski indique que ces chiffres sont à nuancer. Si 80% des régions possèdent une page Facebook, "40% des pages sont mortes et 20% sont des pages automatiques, avec un usage faible. 60% des régions présentes sur Facebook sont donc peu actives", explique-t-il.

"Notre but, c'est aussi d'éclairer les collectivités territoriales pour leur faire comprendre que sur internet, on n'est pas dans une simple diffusion de flux, mais dans un usage qui doit prendre en compte l'individu dans ses questions, et engager avec lui la capacité de dialogue", poursuit le directeur des études.