Trois jeunes interpellés avec des drones près d'une centrale nucléaire

Ils n'auraient aucun lien avec le survol d'une quinzaine de centrales nucléaires par ces petits engins volants au cours du mois d'octobre.

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher), le 14 octobre 2013.
La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher), le 14 octobre 2013. (GÉRARD LABRIET / AFP)

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Trois jeunes ont été interpellés, mercredi 5 novembre, en possession de deux drones aux abords de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher). Ils ont été placés en garde à vue pour "survol volontaire par pilote d'un aéronef d'une zone interdite". Mais, selon le procureur de Bourges, jeudi matin, ils n'ont aucun lien avec le survol d'une quinzaine d'autres centrales depuis le mois d'octobre. "La centrale n'a pas été survolée, le drone est resté aux abords" expliquait la veille le substitut du procureur.

Les personnes interpellées, deux hommes âgés de 24 et 31 ans et une femme de 21 ans, n'auraient aucune revendication concernant le nucléaire et sont "totalement inconnues de la justice" explique le procureur au journal le BerryCes arrestations sont les premières depuis qu'une quinzaine de vols de drones ont été signalés au-dessus ou aux abords de centrales nucléaires françaises, mettant les autorités dans l'embarras.

Une arrestation due à un pur hasard

Selon les informations de France 3 Centre, l'interpellation serait due au hasard. Environ 75 gendarmes étaient déployés dans les environs de la centrale pour un exercice de grande ampleur. C'est dans ce cadre que les trois jeunes ont été aperçus, s'amusant avec un drone. Un de ces petits engins télécommandés, certains très légers, s'était déjà approché de la centrale de Belleville-sur-Loire, sans toutefois franchir son périmètre de sécurité.

En France, le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de 5 km et de 1 000 m d'altitude autour des sites. Il est passible de jusqu'à un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.