DIRECT. Le président catalan ne déclare pas l'indépendance mais demande au Parlement de "se prononcer" sur le coup de force de Madrid

Carles Puigdemont, le président du gouvernement catalan, a pris la parole. 

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Thomas BaïettoPierre GodonFrance Télévisions

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Ce qu'il faut savoir

La tension est à son comble entre Barcelone et Madrid. Après l'annonce de sa destitution par le Premier ministre espagnol, samedi 21 octobre, le président du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, a pris la parole pour répondre à Madrid. 

"Nous demandons au Parlement qu'il décide de convoquer une session plénière pourront débattre et se prononcer sur cette tentative de liquidité notre gouvernement et notre démocratie", a lancé Carles Puigdemont, dans une déclaration très attendue. Suivez les événements en direct avec franceinfo. 

Mariano Rajoy reprendre le contrôle de la région autonome de Catalogne. Après un conseil des ministres extraordinaire, convoqué à 10 heures, il a annoncé que le gouvernement avait activé l'article 155 de la Constitution qui - s'il est approuvé par le Sénat - suspend le gouvernement régional de ses fonctions.

Vers de nouvelles élections. Madrid devrait prendre le contrôle de la police régionale, les Mossos d'Esquadra, dont le chef a été inculpé de sédition pour ne pas avoir empêché le référendum d'autodétermination le 1er octobre. Des mesures limitées, temporaires et qui doivent déboucher à court terme sur de nouvelles élections régionales, selon Madrid. Le président catalan, Carles Puigdemont, a quant à lui menacé de faire proclamer formellement l'indépendance de sa région de 7,5 millions d'habitants si son autonomie était suspendue.

Les indépendantistes dans la rue. Une grande manifestation a réunion 450 000 indépendantistes, à Barcelone, pour réclamer la libération de deux leaders indépendantistes. Carles Puigdemont y a participé.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CATALOGNE

22h30 : @Maxwell C'est un des points qui posent question, d'autant plus que les autorités madrilènes prévoient une reprise en main de la police locale. "Ce sera le chaos à cause de la capacité de sabotage des fonctionnaires... Ça va ressembler à une administration coloniale et les indépendantistes vont présenter ça comme une occupation", estime par exemple Oriol Bartomeus, professeur de Sciences politiques à l'Université autonome de Barcelone.

22h29 : La police catalane obéirait-elle à Madrid en cas de suspension de l'autonomie de la région?

21h25 : La section catalane du PSOE se désolidarise de la direction nationale et condamne la mise en application du 155, selon El Pais.

21h25 : Dans les commentaires, @mmvert nous signale que la décision de Madrid sème la zizanie au sein du parti socialiste espagnol (PSOE).

21h37 : Vous avez trouvé le discours de Carles Puigdemont un rien alambiqué. Le correspondant de franceinfo en Espagne décrypte l'annonce un rien complexe du leader catalan.

21h07 : Polyglotte, Carles Puigdemont passe à l'anglais pour dénoncer le crime contre la démocratie qui pourrait se propager à l'Europe. "La Catalogne partage les valeurs européennes et c'est pourquoi nous faisons ce que nous sommes en train de faire."

21h06 : Carles Puigdemont passe en espagnol pour clamer ses craintes face au coup de force de Madrid. "Si tout ceci triomphe, le mal fait à la démocratie sera sévère et le retour en arrière monumental."

21h05 : "Nous demandons au Parlement qu'il décide de convoquer une session plénière, où les représentants pourront débattre sur cette tentative de liquider notre gouvernement et notre démocratie."

21h04 : "Imposer une forme de gouvernement, c'est incompatible avec l'Etat de droit", poursuit Carles Puigdemont.

21h03 : "Ce que nous avons, nous l'avons gagné par la force des gens et grâce à la démocratie. La Catalogne et le peuple de Catalogne ne peuvent pas laisser passer cette attaque."

21h02 : Carles Puigdemont parle de "l'attaque la plus dure contre la Catalogne depuis Franco". "Le gouvernement espagnol s'est autoproclamé représentant des Catalans, contre la volonté de la majorité."





21h01 : Carles Puigdemont a commencé à s'exprimer. Vous pouvez suivre son discours depuis notre site.

20h58 : La Generalitat annonce le discours imminent de Carles Puigdemont (avec un lien en catalan pour les plus chevronnés d'entre vous).

20h56 : Histoire de rajouter de l'huile sur le feu, le fondateur de Wikileaks Julian Assange, rappelle que l'indépendance de la justice en Espagne n'est pas exempte de toute critique, et se classe derrière le Botswana dans les classements internationaux.

20h53 : Parmi les revendications des manifestants, la défense de la chaîne locale TV3, qui avait pris le parti des indépendantistes (ou en tout cas moins ouvertement celui de Madrid, comme la TVE par exemple). Le gouvernement souhaite reprendre le contrôle sur sa ligne éditoriale.

20h51 : Impressionnante photo de la manifestation indépendantiste à Barcelone qui a rassemblé 450 000 personnes selon la police locale.

20h29 : @anonyme Ne partez pas trop loin, on vous donnera le lien d'ici quelques minutes.

20h28 : Où est-il possible de regarder la déclaration du président catalan ?

19h52 : Le président de la région Catalogne Carles Puigdemont s'exprimera à 21 heures, mais en attendant, le président du parlement régional vient de dénoncer à la tribune "un coup d'Etat du gouvernement espagnol".

18h57 : La maire de Barcelone Ada Colau (proche de Podemos) estime que la ville et la région ont connu leur jour le plus sombre "en 40 ans" mais qu'un contrôle direct de Madrid sur la région est encore "évitable".

18h43 : 450 000 personnes défilent dans le cortège des indépendantistes à Barcelone, affirme la police locale.

18h00 : Je pense qu'en effet l'Espagne ne s'en sortira qu'en adoptant une structure fédérale, voire confédérale comme la Suisse, où chaque canton bénéficie d'une liberté certaine dans ses affaires intérieures. Malgré tout, une peréquation financière intercantonale corrige les disparités trop fortes.

18h00 : Finissons en avec ces Etats nations qui ont vainement tenté de rassembler par la force et la soumission des peuples qui ne le souhaitaient pas. Allons rapidement, vers des régions fédérales (dans l Europe) ou au mieux mondiales, sous une même monnaie et avec de réels pouvoirs de décisions locaux.

18h00 : Vous êtes nombreux à chercher une issue à la crise catalane, et pour vous, cela passe par un changement institutionnel.

17h55 : Quelques nouvelles du cortège catalan, alimenté par une soixantaine de bus venus de toute la région. Les manifestants scandent des slogans très hostiles à Mariano Rajoy, même si le mot d'ordre du défilé est de réclamer la libération de leaders séparatistes emprisonnés.

17h36 : Un journaliste catalan diffuse des photos de la manifestation, manifestement bien garnie. On ne dispose pas encore d'une estimation du nombre de participants.

17h25 : Je doute que les indépendantistes sortent de nouveaux des urnes. Le jeu du balancier qui traîne depuis des semaines, les tensions générées par le rapport de force entre Madrid et Barcelone, tout ceci agace et lasse la population - catalans y compris...Il faudra que Rajoy accepte de tirer la leçon de cet épisode, en amorçant une réforme de la constitution de 78, et particulièrement des statuts d'autonomie des communautés. Certains curseurs doivent être réajustés.Ce sera ça, la "victoire" catalane. Et elle rayonnera sur toute l'Espagne.

17h24 : Et pendant que les manifestants défilent dans les rues barcelonaises, vous vous penchez sur les conditions d'une sortie du conflit catalan.

17h08 : Dans le cortège, les journalistes de la télévision publique TVE, accusée de rouler pour Madrid, sont chahutés, tweete le correspondant de franceinfo en Espagne.

17h07 : Des médias catalans indiquent que Carles Puigdemont pourrait prendre de vitesse Madrid en prononçant lui-même la dissolution du Parlement régional, avant le vote du Sénat espagnol, et en organisant ainsi des élections anticipées dans un délai légal de deux mois.

17h06 : Et pendant ce temps, le site de la cour constitutionnelle espagnole a été paralysé par une attaque informatique. C'est cet organe qui peut appliquer l'article 155 invoqué par Mariano Rajoy, qui prévoit de suspendre l'autonomie de la région.

17h04 : Le président de la région Catalogne, Carles Puigdemont, figure au premier rang de la manifestation d'indépendantistes qui débute à Barcelone.

16h25 : Si le sénat espagnol approuvait la destitution du président de la Generalitat, de nouvelles élections anticipées auraient lieu. Et si les électeurs catalans portaient au pouvoir, encore une fois, les indépendantistes, quelle serait la stratégie de Rajoy et de son gouvernement : la même stratégie du pire?

16h25 : Dans les commentaires, @Gurwan imagine un scénario catastrophe pour Mariano Rajoy, qui a demandé la destitution de l'équipe au pouvoir en Catalogne, menée par Carles Puigdemont.

16h09 : En Catalogne, le tourisme subit les conséquences des tensions politiques entre le gouvernement de Madrid et les séparatistes. Le chiffre d'affaires du secteur et les réservations sont en baisse. Franceinfo a pris le pouls des touristes qui flânent sur les Ramblas et des commerçants comme Pau, qui loue des appartements : "J'espère qu'on va trouver une solution assez vite parce que si ça dure ça sera désastreux."



(JORGE GUERRERO / AFP)