La SNCF a lancé, mercredi 27 mars, un grand inventaire de son matériel, et proposé 82 euros et 10 centimes de récompense à tout cheminot qui retrouverait l'un des 150 wagons vides portés disparus par l'entreprise. Ces pertes seraient liées à des erreurs survenues entre le système d'informations concernant leur localisation et leur localisation physique réelle.

La CFDT Transports Environnement a déploré la situation mise en lumière par cette affaire. "Si, à première vue, ce challenge pourrait être risible, il n'en est pas moins l'expression d'un drame économique et humain qui se joue chaque jour dans la plus grande indifférence, affirme le syndicat. N'y a-t-il pas un hic lorsque l'on souhaite d'une part développer des transports propres et durables pour l'avenir et avoir d'autre part une grande entreprise publique qui se retrouve dans l'incapacité de connaître l'emplacement de ses wagons ?"

Comme il l'explique à Brigitte Briffaut pour France 3, le syndicat dénonce également "le désarroi d'une activité contrainte de faire appel à ses salariés afin d'assurer un gain économique de 900 000 euros annuel", soit le coût des 150 wagons perdus depuis dix ans.

Des wagons de frêt attendant d'être déchargés sur le port de La Rochelle (Charente-Maritime), le 7 mai 2007.
Des wagons de frêt attendant d'être déchargés sur le port de La Rochelle (Charente-Maritime), le 7 mai 2007. (ALBERT MONTANIER / BIOSPHOTO / AFP)