"Etre de gauche, ce n'est pas régulariser tout le monde et se retrouver dans une impasse." Les propos tenus par Manuel Valls dans les colonnes du Monde ont fait bondir Jean-Luc Mélenchon, jeudi 28 juin.

"Cette phrase brille par sa stupidité. Personne n'a dit qu'être de gauche se définissait par le fait de donner des papiers ou de ne pas en donner", a lancé l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, qui dénonce la politique du chiffre en matière d'immigration, "une bêtise totale" de la part d'un ministre de l'Intérieur qui veut se donner "une image de père Fouettard".

Manuel Valls a affirmé qu'il ne ferait pas plus que ses prédécesseurs, qui ont régularisé environ 30 000 personnes par an. "Manuel Valls est en train de surfer sur un effet nuque raide, (...) d'épouser tous les poncifs autoritaires qu'on a connus", tempête le député européen.

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, donne une conférence de presse le 25 juin 2012 à Paris.
Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, donne une conférence de presse le 25 juin 2012 à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)