La présidente du FN voit dans la droitisation de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy "une avancée""incontestable". Pour Marine Le Pen, son instigateur, Patrick Buisson, "a contribué à décomplexer une grande partie de l'électorat UMP qui en réalité pense la même chose que nous, mais n'osait pas encore le dire".

Sur RTL, vendredi 29 juin, Marine Le Pen a admis que cette campagne droitière avait servi son camp. "Oui enfin ce n'est pas un petit coup de main, il a défendu ses idées", a-t-elle précisé.

Marine Le Pen en a profité pour répondre aux critiques de Nathalie Kosciusko-Morizet. Celle-ci a accusé le conseiller de Nicolas Sarkozy d'avoir voulu "faire gagner Charles Maurras", une figure de l'extrême droite, plutôt que l'ancien président. La candidate du FN à la présidentielle rétorque : "Se battre pour ses idées c'est plutôt noble, c'est mieux que de se battre pour une place comme l'a fait Mme Kosciusko-Morizet."

La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 17 juin 2012, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 17 juin 2012, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). (DENIS CHARLET / AFP)