Un rendez-vous inédit. François Hollande s'est posé jeudi 18 juillet soir en président "réformiste" qui veut "faire le récit de la France de demain" lors d'un "dîner inédit" auquel il avait été convié, hors micros et caméras, en présence d'une centaine de journalistes.

Organisé à la maison des polytechniciens, un hôtel particulier du VIIe arrondissement, par l'Association de la presse présidentielle, ce diner était une première. "C'est un exercice inédit, une rencontre amicale mais qui reste professionnelle", a d'emblée affirmé le président de la République, admettant que le "off" de coutume dans ce type de rencontres "ne pourrait pas être respecté".

Un post scriptum après l'allocution du 14 juillet

En duplex au 20 heures de France 2, Jeff Wittenberg explique les raisons de ce dîner. "François Hollande considère que la rareté n'est pas une vertu dans la communication politique", dit-il. Il s'agissait aussi de faire une mise au point après l'intervention du 14 juillet qui n'a pas été toujours bien comprise.

Quatorze mois après son arrivée au pouvoir, le chef de l'Etat a reconnu que "la présidence normale" qu'il entendait incarner au début de son quinquennat paraissait déjà un concept "vieux et ancien". Après deux trimestres de croissance négative, "nous sommes sortis de la récession", a-t-il aussi maintenu "même si la phase de croissance ne viendra pas avant 2014". 

Jeff Wittenberg analyse les raisons qui ont poussé François Hollande à accepter l'invitation d'une centaine de jounalistes jeudi 18 juillet.
Jeff Wittenberg analyse les raisons qui ont poussé François Hollande à accepter l'invitation d'une centaine de jounalistes jeudi 18 juillet. ( FRANCE 2 / PSA)