Une vingtaines d'individus cagoulés et armés de bombes lacrymogènes sont entrés dans plusieurs wagons du train RER à la gare de Grigny-centre (Essonne) et ont dévalisé les voyageurs, samedi 16 mars à 22 heures. Cette version moderne des attaques de diligence a sérieusement secoué les victimes. Une des personnes agressées dans la train reste traumatisée et témoigne : "J'ai reçu un coup au visage, j'ai reçu aussi du gaz lacrymogène (...) c'était très rapide, il sont rentrés, ils nous ont frappés et ils sont repartis aussitôt." Le groupe aurait tiré le signal d'alarme avant d'attaquer les wagons "simultanément", explique une victime.

La SNCF explique que les enregistrements de vidéosurveillance ont été réquisitionnés par la police. La compagnie a renforcé ses équipes de surveillance sur la ligne D du RER. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est rendu sur les lieux ce mardi et des renforts sont arrivés en soirée.

La gare de Grigny-centre, où des passagers d'une rame ont été dévalisés samedi 16 mars.
La gare de Grigny-centre, où des passagers d'une rame ont été dévalisés samedi 16 mars. (MAXPPP)