Les critiques fusent au sein de l'UMP, lundi 25 juin. La droitisation du parti durant la campagne présidentielle est dans toutes les bouches. Certains y voient l'explication de la défaite de Nicolas Sarkozy. D'autres ajoutent même qu'elle a entraîné l'échec de l'ancienne majorité aux législatives. Jean-François Copé a donc voulu créer un groupe de travail, qui entame ses travaux sur le sujet mardi matin .

Le secrétaire général de l'UMP défend ce "travail" sur "les valeurs" et la "ligne" politique du parti après ses deux défaites électorales, mais dans un esprit de "rassemblement" et d'"unité". Un maître-mot qu'il a du mal à imposer...

L'ex-ministre Roselyne Bachelot estime que l'UMP doit "commencer à faire l'inventaire" du quinquennat passé, dans l'optique du prochain congrès du parti, à l'automne. Nathalie Kosciusko-Morizet, l'ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, a laissé entendre qu'elle pourrait être candidate à la présidence de l'UMP si sa ligne politique n'était pas représentée dans la formation.

Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, le 17 juin au siège du parti, à Paris.
Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, le 17 juin au siège du parti, à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)