Un voyage sans accroc. Jusqu'à cette petite phrase malheureuse. François Hollande a commis un lapsus, vendredi 6 juin à Tokyo, au deuxième jour de sa visite d'Etat au Japon. Au début de sa conférence de presse commune avec le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, le chef de l'Etat évoque la prise d'otage d'In Amenas en Algérie, en janvier. Il rappelle qu'elle a coûté la vie à dix Japonais. Il présente donc ses condoléances... "au peuple chinois".

Shinzo Abe n'a pas relevé la méprise du président. "Et pour cause, dans un souci diplomatique, la traductrice a corrigé l'impair", explique l'envoyé spécial du Figaro. François Hollande, lui, ne s'est même pas rendu compte de son erreur. Et ne l'a donc pas rectifiée. L'Elysée a apporté son explication. Le chef de l'Etat "est fatigué", ont dit les services présidentiels au Figaro.

Aucun dirigeant ne semble épargné par les impairs diplomatiques. Jeudi, c'est Angela Merkel qui a commis un lapsus lors de sa conférence de presse conjointe avec François Hollande. Elle l'a confondu avec l'un de ses illustres prédécesseurs, François Mitterrand. Sous le regard amusé du président français, cette fois.

François Hollande et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, le 7 juin 2013 à Tokyo (Japon).
François Hollande et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, le 7 juin 2013 à Tokyo (Japon). (BERTRAND LANGLOIS / AFP)