La date du 19 mars a été choisie par le gouvernement pour marquer la fin de la guerre d'Algérie, en 1962. mais de nombreux rapatriés s'opposent toujours à cette date d'anniversaire ou à l'idée même d'une commémoration nationale. A Perpignan (Pyrénées-Orientales), le maire a décidé ce mardi 19 mars de mettre les drapeaux en berne et de boycotter l'évènement. A ses côtés, des pieds-noirs et des enfants de harkis refusent de pavoiser la ville pour l'anniversaire des accords d'Evian. Pour eux, il ne s'agit pas d'un réel cessez-le-feu : "La date du 19 mars est une fausse date, puisque énormément de personnes sont mortes bien après" a déclaré Jean-Marc Pujol devant la caméra de France 2.

"Des choses se sont passées" après le 19 mars, a remarqué le ministre chargé des Anciens combattants, Kader Arif, ce mardi à Toulouse, comme le soulignent ceux qui critiquent cette date. Mais le 19 mars a pourtant été retenu après un débat au Parlement où ont été "évoquées des choses douloureuses", a-t-il ajouté.

Cérémonie aux Invalides pour les vétérans harkis tombés en Algérie, à Paris, le 25 septembre 2012.
Cérémonie aux Invalides pour les vétérans harkis tombés en Algérie, à Paris, le 25 septembre 2012. (CITIZENSIDE.COM / AFP)