Un garçon de 13 ans est mort à l'hôpital après avoir été grièvement blessé dans une bagarre avec un autre élève, âgé de 16 ans, au collège de Cleunay, à Rennes. L'altercation a eu lieu pendant la récréation du matin, vendredi 22 juin. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé sa mort vendredi soir, avant de présenter ses excuses à la famille de l'élève.

Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon s'est rendu samedi après-midi au collège pour exprimer la "solidarité", "l'amitié" et "l'affliction" du gouvernement. "J'ai appelé la famille" de la victime "pour leur dire notre présence", a-t-il précisé. "Je suis très impressionné par la force d'âme" et "l'intelligence humaine de l'équipe éducative", très présente depuis le moment du drame pour accompagner les élèves, a-t-il également déclaré.

(FTVi / France 2)

• Que s'est-il passé ?

Il y avait beaucoup d'élèves dans la cour à cette heure de récréation, surveillée par quatre adultes, mais le scenario de la bagarre n'est pas encore clairement établi. Selon l'inspecteur d'académie d'Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Bessol, "il y a eu une bagarre qui a opposé deux élèves ordinaires", et dont l'élève de cinquième "ne s'est pas relevé""Il y a eu deux coups de poing", a-t-il déclaré, évoquant aussi un possible début de strangulation.

Deux enseignants ont prodigué les premiers soins au jeune garçon, en liaison téléphonique avec le Samu, avant qu'il ne soit évacué vers l'hôpital. L'autre élève, âgé de 16 ans, a été interpellé. "En état de mort clinique" depuis vendredi soir, selon la préfecture, l'élève est mort samedi en fin de matinée.

"Il n'y avait pas eu d'incidents entre ces deux élèves précédemment", a expliqué la principale, Michèle Marty. Tous deux étaient arrivés à la rentrée 2011, "ni l'un ni l'autre" n'avaient posé de problème jusqu'à maintenant. Une cellule d'écoute a été mise en place avec quatre médecins.

Le procureur de Rennes a confirmé que l'agresseur présumé du collégien de 13 ans a "serré le cou" de sa victime. "Tous les témoins entendus insistent sur la brièveté de la scène". D'après le procureur, l'agresseur, 3 ans plus âgé que la victime, aurait pu saisir la victime au cou dans son bras replié, mais ce n'est pas encore "étayé".

( France 3)

• La boulette de Jean-Marc Ayrault 

Vers 21 heures, vendredi soir, le chef du gouvernement a déclaré avoir appris "avec une grande tristesse" le décès du garçon de 13 ans "survenu en fin de journée", faisant part "à la communauté éducative tout entière de son soutien dans cette épreuve". Vincent Peillon avait réagi dans la foulée, soulignant que "ce soir, ce sont tous les parents de ce pays qui sont en deuil". "Ce décès est une véritable tragédie", avait-il dit.

Quelques heures plus tard, Jean-Marc Ayrault a finalement exprimé dans un second communiqué "ses regrets les plus vifs", ainsi que ceux du ministre de l'Education Vincent Peillon, pour avoir "annoncé à tort" le décès du collégien, évoquant des "informations erronées".