Non à la guéguerre Copé-Fillon. C'est le message que Nathalie Kosciusko-Morizet lance dans Le Parisien, mardi 3 juillet, déplorant qu'avec le duel entre l'actuel patron de l'UMP et l'ancien Premier ministre, "on tombe de tous les côtés dans la critique personnelle". Pour elle, la concurrence entre les deux prétendants à la présidence du parti - avec en filigrane la bataille à venir pour la présidentielle de 2017 - "ressemble trop à un affrontement de personnes".

"A l'heure où la gauche remet en cause le travail réalisé avec Nicolas Sarkozy, les militants veulent que nous nous opposions au gouvernement, pas entre nous", ajoute l'ancienne ministre et porte-parole de Nicolas Sarkozy.

NKM rejoint Juppé sur l'idée d'une équipe à la tête de l'UMP

Alain Juppé a affirmé lundi qu'il n'ajouterait pas sa candidature en cas de "match" entre Jean-François Copé et François Fillon et ne trancherait pas entre eux. Le maire de Bordeaux s'est en revanche dit disponible si une équipe négociée était mise en place pour diriger l'UMP. Une démarche qui "mérite d'être prise en considération", selon NKM : "J'y adhère [car] elle nous met à l'abri de la confusion qui existe aujourd'hui entre l'animation du mouvement et l'échéance de 2017, qui n'a aucune actualité."

Nathalie Kosciusko-Morizet précise que "si la démarche d'Alain Juppé fonctionne, [elle] n'aura aucune raison d'être candidate" à la présidence de l'UMP, "car [elle] a défendu le même principe de mettre les idées avant les personnes".