Des élèves passent l'épreuve de philosophie du baccalauréat, le 18 juin 2012 au lycée Pasteur, à Paris.
Des élèves passent l'épreuve de philosophie du baccalauréat, le 18 juin 2012 au lycée Pasteur, à Paris. (FREDERICK FLORIN / AFP)

Cette année, point de photo de sujet du bac postée en ligne, mais plusieurs messages troublants ont tout de même retenu l'attention des autorités. Le ministère de l'Education nationale a notamment annoncé, vendredi 22 juin, "une enquête" pour vérifier des soupçons de fuite d'un sujet de sciences du baccalauréat L et ES.

Jeuxvideo.com, bientôt site préféré des bacheliers ?

La fuite aurait eu lieu sur un site qui devient coutumier du fait : Jeuxvideo.com, où avait été diffusé l'an dernier, la veille de l'épreuve concernée, une photo du sujet de mathématiques du bac S.

Cette fois-ci, la chaîne i-Télé explique avoir repéré un message, posté jeudi à 19h14, annonçant que l'épreuve de sciences, prévue le lendemain et dotée d'un coefficient de 2, serait composée de trois thèmes, "Nourrir l'humanité", "féminin-masculin" et "Le défi énergétique". Le message a été retiré par la suite. Ces trois intitulés sont effectivement ceux qui sont sortis vendredi pour les élèves des sections littéraire (L) et économique et sociale (ES).

"On est en train de regarder à quel point le sujet est proche ou juste et combien de temps il est resté en ligne", a expliqué une porte-parole du ministère, relevant qu'il y avait "beaucoup de fausses fuites" sur internet. 

Vraies blagues contre fausses fuites

Un autre message troublant, mentionné cette fois par Le Parisien, pourrait relever de cette dernière catégorie. Lundi 18 juin, un internaute a posté, toujours sur le même site, un commentaire intitulé "[1ereS]réviser la guerre d'Algérie", accompagné du commentaire "vous me remercierez demain".

Or, la guerre d'Algérie était bien au menu de l'épreuve anticipée d'histoire-géographie du lendemain pour les élèves de 1ère S. Mais l'auteur du message assure avoir voulu faire une blague, en partant d'une intuition liée au 50ème anniversaire du conflit. Si son intuition est visiblement bonne, on ne sait pas si le ministère appréciera son humour.