Nicolas Sarkozy, le 11 décembre 2012 à Doha (Qatar).
Nicolas Sarkozy, le 11 décembre 2012 à Doha (Qatar). (KARIM JAAFAR / AL-WATAN DOHA)

Les comptes de campagne de l'ancien président de la République ont été rejetés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) le 21 décembre, mais ce dernier n'abandonne pas. Selon Le Figaro.fr, Nicolas Sarkozy s'apprête à déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel pour contester cet avis. 

"Nous sommes en train de terminer la rédaction des attendus", a indiqué le cabinet de l'ancien président, précisant que le recours devrait être déposé "jeudi matin au plus tard." Nicolas Sarkozy, qui siège au Conseil constitutionnel, "ne siégera évidemment pas lors de l'examen de ce recours par ses pairs", a indiqué Le Figaro.fr. 

11 millions d'euros de remboursement en jeu

Si le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy est confirmé par le Conseil constitutionnel, son parti, l'UMP, sera de facto privé de 10 à 11 millions d'euros d'aides publiques accordées au candidat et à son camp. Une somme importante alors que le parti est exsangue financièrement

La Commission nationale des comptes de campagne avait été saisie le 30 novembre par deux députés socialistes et soutiens de François Hollande. Pascal Terrasse et Daniel Vaillant, le mandataire du candidat socialiste, demandaient par courrier à la Commission de "déterminer s'il [était] légitime que les frais engagés par le président de la République lors de déplacements qui relèvent d'actes de propagande soient assumés par le contribuable, et s'ils [devaient] ou non entrer dans le cadre des comptes de campagne".

Selon les deux élus socialistes, certains voyages précédant la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy prouvaient qu'il était "d'ores et déjà candidat à sa propre succession". Et de dénoncer une pré-campagne, non conforme à la législation électorale.