Emeutes à Moirans : sept personnes mises en examen

En octobre 2015, de violents heurts avaient éclaté dans cette ville de l'Isère, aux abords d'un camp de gens du voyage. 

Des gendarmes mènent une opération, à Moirans (Isère), lundi 18 janvier 2016.
Des gendarmes mènent une opération, à Moirans (Isère), lundi 18 janvier 2016. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)
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Une opération de gendarmerie menée lundi 18 janvier a permis l'arrestation de quinze personnes, soupçonnées d'avoir participé aux émeutes survenues en octobre autour d'un camp de gens du voyage, à Moirans (Isère). Mardi 19 janvier, sept d'entre elles ont été mises en examen, indique le parquet. 

Placées sous contrôle judiciaire, elles sont notamment poursuivies pour des faits de dégradation en réunion ou par incendie.

Sept autres personnes devraient être mises en examen

Surtout, parmi elles figure la mère du détenu au cœur des violences : à l'époque des faits, les émeutiers réclamaient en effet qu'un de ses fils, âgé de 24 ans, incarcéré en Savoie et originaire de ce camp de gens du voyage, puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d'une voiture volée après un cambriolage. La mère est poursuivie, entre autres, pour des menaces de destruction.

Mercredi, sept autres suspects interpellés lundi devraient aussi être déférés.

Les suspects encourent dix ans de prison

Lundi, l'opération de gendarmerie avait permis l'interpellation de quinze personnes dont trois mineurs, trois mois après les faits. Deux autres personnes également recherchées se sont présentées d'elles-mêmes à la gendarmerie et ont été placées en garde à vue mardi, selon la même source. Toutes encourent une peine maximale de dix ans d'emprisonnement.

Si les violences n'avaient fait aucun blessé, une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies SNCF, interrompant la circulation de plus de 120 trains pendant une douzaine d'heures, tandis que la gare et un restaurant avaient été mis à sac. Des violences qui avaient suscité un fort émoi, le gouvernement étant accusé de laxisme après une série d'incidents du même ordre.