Pour la visite du président iranien en France, une Femen simule une pendaison

L'action a duré une quinzaine de minutes avant que la police n'intervienne. 

Une activiste des Femen simule une pendaison depuis un pont, à Paris, le 28 janvier 2016. 
Une activiste des Femen simule une pendaison depuis un pont, à Paris, le 28 janvier 2016.  (CHARLES PLATIAU / REUTERS)
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"Bienvenue Rohani, bourreau de la liberté." Les Femen ont réservé un accueil spectaculaire au président iranien, en visite officielle à Paris. Jeudi 28 janvier, une militante du collectif féministe a simulé sa pendaison du haut d'un pont de la capitale, le drapeau iranien peint sur le corps.

L'action a duré une quinzaine de minutes, avant que la police n'intervienne, rapporte Le Huffington Post. Sur Twitter, une journaliste indique que cinq militantes ont été arrêtées avant d'être relâchées. 

"Nous voulions que Rohani se sente comme à la maison"

Objectif de cette action : dénoncer l'application de la peine de mort en Iran. "Près de 800 personnes subissent la peine de mort chaque année, et des milliers croupissent dans les couloirs de la mort de la prison d’Evin de Téhéran", a explique le collectif sur Facebook. "Parmi eux, des féministes, des homosexuels, des poètes, des progressistes accusés d’opposition au régime théocratique… C'est également le pays qui exécute le plus de mineurs dans le monde."

"Nous voulions juste que Rohani se sente comme à la maison", ont encore indiqué les Femen, alors que la France a déroulé le tapis rouge au président iranien, afin de nouer de nouveaux partenariats économiques avec la république islamique.  

Lors de la visite officielle d'Hassan Rohani, l'Iran et la France se sont dits prêts à débuter "une relation nouvelle". "Oublions les rancœurs", a déclaré le chef d'Etat iranien, en appelant à profiter de "l'atmosphère positive" suscitée par la levée des sanctions contre son pays pour donner "un nouvel élan" aux relations bilatérales.