VIDEO. A Calais, les agents de l'Ofpra incitent les migrants à demander l'asile en France

France 2 a suivi une équipe de quatre fonctionnaires de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans la "jungle" de Calais.

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AUDREY GOUTARD et JEAN-MARIE LEQUERTIER - FRANCE 2

Mis à jour le , publié le

La France veut convaincre les migrants de la "jungle" de Calais de faire une croix sur leur rêve de rejoindre l'Angleterre, et de plutôt demander l'asile en France. Des agents de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) arpentent chaque mercredi le camp de Calais (Pas-de-Calais) pour retenir les migrants. France 2 a suivi une équipe de quatre agents de l'Ofpra dans leur mission.

"Vous êtes là depuis deux, trois mois, vous méritez maintenant d'être dans un endroit sec, où vous pourrez manger, où vous pourrez dormir et réfléchir à ce que vous voulez faire", explique une fonctionnaire à quelques migrants regroupés autour de la petite délégation. "Si vous faites votre demande d'asile en France, si vous relevez de la protection, vous obtiendrez l'asile en quelques semaines," ajoute-t-elle face à des personnes dubitatives.

"C'est difficile de trouver du boulot" en France

L'Ofpra est l'établissement public français chargé de l'application des textes ainsi que des conventions internationales relatifs à la reconnaissance de la qualité de réfugié ou d'apatride. Près de 80% des 4 000 personnes qui vivent dans le camp de Calais relèvent du droit d'asile en France.

Les raisons pour lesquelles ces migrants veulent traverser la Manche sont claires, et ils le disent : "Ils ont de la famille en Angleterre, mais aussi, c'est difficile de trouver du boulot" en France, lance un migrant dans un bon français. Voici le reportage de France 2 à Calais et dans le camp du Basroch, à Grande-Synthe (Nord).

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Une visite des officiers de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), dans la "jungle" de Calais, le 14 Janvier 2016.
Une visite des officiers de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), dans la "jungle" de Calais, le 14 Janvier 2016. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)