Migrants : la jungle de Calais évacuée

Certains migrants vont être relogés, d'autres ont accepté de se rendre dans d'autres régions françaises où ils demanderont l'asile.

Voir la vidéo
France 3

Mis à jour le , publié le

Depuis le début de la semaine, les agents de l'Office français de l'immigration et de l'intégration sillonnent les allées de la jungle de Calais (Pas-de-Calais). Leur mission : convaincre les migrants de quitter la zone sud du camp. "On ne les pousse à rien. On les informe juste qu'ils ne peuvent pas rester ici", explique Pierre-André Hénot, agent de l'OFII. Il faut évacuer 800 à 1 000 personnes, selon la préfecture, le double selon les associations.

Accepter de partir avant l'expulsion forcée

Les migrants peuvent rejoindre un camp de conteneurs, installé à proximité ou partir dans l'un des 98 centres d'accueil français. Mais beaucoup veulent rester à Calais dans l'espoir de rejoindre l'Angleterre. "Ma famille vit en Grande-Bretagne. Je ne connais personne ici. La seule possibilité pour moi, c'est d'aller en Angleterre, ou alors, ramenez-moi en Afghanistan", argumente l'un d'eux. La préfecture a même fait venir des Soudanais qui ont accepté de vivre dans un centre en Bretagne. Ils conseillent aux migrants de Calais de "se mettre à l'abri", dans un centre. Certains sont convaincus, une centaine pour l'instant.
Le JT
Les autres sujets du JT
Une visite des officiers de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), dans la "jungle" de Calais, le 14 Janvier 2016.
Une visite des officiers de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), dans la "jungle" de Calais, le 14 Janvier 2016. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)