Manifestation anti-migrants à Calais : cinq interpellés seront jugés lundi

Parmi les cinq personnes qui seront jugées en comparution immédiate, le général Piquemal, ancien commandant de la légion étrangère, qui risque un an de prison.

Le général Christian Piquemal, ancien commandant de la légion étrangère, arrêté par la police lors d'une manifestation anti-migrants interdite, le 6 février 2016 à Calais (Pas-de-Calais).
Le général Christian Piquemal, ancien commandant de la légion étrangère, arrêté par la police lors d'une manifestation anti-migrants interdite, le 6 février 2016 à Calais (Pas-de-Calais). (MANNONE CADORET / AFP)

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Cinq des manifestants interpellés, samedi 6 février, lors d'une manifestation anti-migrants interdite à Calais seront jugés dès lundi après-midi, a annoncé le parquet. Parmi les cinq personnes qui passeront en comparution immédiate au tribunal de Boulogne-sur-Mer, on trouve le général Christian Piquemal. Cet ancien commandant de la légion étrangère, dont l'interpellation a déclenché l'ire de l'extrême droite, a tenu "le rôle principal" de ce rassemblement, selon la justice.

"Ça va péter. C'est le père de la légion étrangère", avait réagi samedi un des organisateurs de la manifestation, interrogé par l'envoyé spécial de francetv info. "Les légionnaires sont au courant. Là, ça va être autre chose." Christian Piquemal sera poursuivi pour "participation à un attroupement qui ne s'est pas dissout après sommation", et risque jusqu'à un an de prison ferme.

Quatre manifestants interpellés avec des armes

Sur Twitter, les députés du Rassemblement bleu Marine Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont exprimé leur soutien à l'ancien militaire.

"On sait bien que la manifestation a été interdite et que l'autorité de l'Etat a été défiée. Le général, il n'est pas venu à Calais pour faire de la figuration", a répliqué le procureur de Boulogne-sur-Mer. Après l'annonce de l'interdiction par la préfecture, les organisateurs avaient annoncé qu'ils maintenaient leur mouvement.

Quatre autres personnes, contrôlées avant la manifestation en possession "d'armes dangereuses" de type Taser, poing américain et cutter, seront jugées pour "port illégal d'armes". Elles risquent également un an de prison ferme.