Le démantèlement se prépare à la "jungle" de Calais

Les services de l'Etat vont à la rencontre des migrants et tentent de les orienter vers les centres d'hébergement.

Voir la vidéo
France 2

Mis à jour le , publié le

La zone sud de la "jungle" de Calais est la plus peuplée. C'est celle-là que les représentants de l'Etat vont devoir vider dans les prochains jours. Aidés par des traducteurs, ils viennent expliquer aux migrants que toutes les tentes et les caravanes doivent disparaître.

L'objectif de l'Etat est de réduire la population du camp à 2 000 migrants. La solution proposée, c'est un nouveau camp, où les réfugiés dormiront dans des conteneurs, installé depuis un mois au nord de la zone, avec douches et chauffage. Il suscite beaucoup d'interrogations chez les migrants.

L'Angleterre, un rêve inaccessible

Pour faire passer l'information, les services de l'Etat profitent des moments de distribution des repas. Ils expliquent aux migrants qu'ils peuvent aussi rejoindre des centres d'accueil où ils pourront faire une demande d'asile. Cet Afghan a décidé de quitter la "jungle" le jour même. "Je ne veux plus rester dans cette jungle. C'est devenu trop difficile", explique-t-il au micro de France 2.

Passer en Angleterre devient un rêve de plus en plus inaccessible. Nombre de migrants se décident à rejoindre les bus qui partent de la "jungle" deux fois par semaine sans vraiment savoir ce qui les attend ensuite. Depuis fin octobre, 2 600 migrants ont quitté la jungle de Calais.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des migrants sont assis au bord d'une route, le 8 novembre 2015, non loin de la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais).
Des migrants sont assis au bord d'une route, le 8 novembre 2015, non loin de la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais). (MAXPPP)