La préfecture du Pas-de-Calais annonce vouloir faire évacuer la moitié sud de la "jungle" de Calais

Entre 800 et 1 000 personnes vivent dans cette partie du campement. 

Des CRS dans "la jungle" de Calais (Pas-de-Calais), mercredi 20 janvier 2016. 
Des CRS dans "la jungle" de Calais (Pas-de-Calais), mercredi 20 janvier 2016.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
France Télévisions

Mis à jour le
publié le

"Le temps est venu de passer à une autre étape", selon la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio. Vendredi 12 février, elle a annoncé vouloir faire évacuer "à peu près la moitié de la 'jungle'" de Calais, évoquant les personnes installées dans la partie sud du camp.

Selon la préfète, cela représente "800 à 1 000 personnes" sur environ 4 000 migrants. "Plus personne ne doit vivre sur [la] partie sud du camp, tout le monde doit quitter cette partie-là", a déclaré Fabienne Buccio devant la presse. 

Selon l'association Auberge des migrants cependant, environ 2 000 personnes campent dans cette partie-là.

Les migrants concernés ont une semaine pour quitter la zone

La préfète a précisé que, "lundi le sous-préfet et [son] directeur de cabinet" rendraient visite aux "communautés de migrants pour leur expliquer" le projet de l'Etat.

"On va leur laisser une semaine pour occuper les places qui sont mises à leur disposition" ailleurs que dans le camp de tentes, "si un vrai mouvement se crée, on laissera plus de temps", a-t-elle dit.

Voir la vidéo

Le 1er février, des bulldozers avait déjà rasé une église et une mosquée de fortune dans cette partie du camp, avec l'intention de créer un "no man's land", soit "une bande d'une centaine de mètres déboisée", permettant de prévenir le passage des migrants, expliquait Le Figaro