La justice autorise le démantèlement de la partie sud de la "jungle" de Calais

Le tribunal administratif de Lille a rejeté le recours des associations. Contactée par francetv info, la préfécture du Pas-de-Calais a indiqué que l'opération pourrait durer plusieurs semaines.

Des CRS patrouillent dans la "jungle" de Calais, le 23 février 2016.
Des CRS patrouillent dans la "jungle" de Calais, le 23 février 2016. (MAXPPP)
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L'évacuation de la partie sud de la "jungle", le camp de migrants de Calais, pourra bien avoir lieu. Après deux jours d'incertitude, le tribunal administratif de Lille a validé, jeudi 25 février, l'arrêté d'expulsion émis par la préfecture du Pas-de-Calais, rejetant le recours des associations qui s'opposaient à cette décision.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est "réjoui" de cette décision, estimant que "la vérité [parvient] enfin à émerger face aux postures et manipulations".

Selon la préfecture, les "espaces sociaux" du camp seront épargnés par ce démantèlement. La moitié sud de la "jungle" abrite notamment des lieux de culte, des écoles et un théâtre.

Contactée par francetv info, la préfecture du Pas-de-Calais a indiqué que "l'opération pourrait durer plusieurs semaines, le temps de mettre à l'abri les migrants" et qu'elle "fera le nécessaire pour ne pas avoir à recourir à la force publique".

Une décision reportée

L'arrêté ordonnait, à l'origine, l'expulsion de cette partie du camp avant le mardi 23 février. Mais après une visite sur place de la présidente du tribunal administratif lillois, ce dernier s'était accordé un délai pour statuer.

Huit associations et 250 migrants avaient déposé un recours demandant l'annulation de cette décision. Selon eux, le nombre de migrants vivant dans la zone évacuée, que la préfecture estime à un millier, est trois fois plus élevé et les solutions de relogement proposées sont insuffisantes.