Calais : une manifestation illégale de militants d'extrême droite dispersée par des CRS

La centaine de membres de "Génération identitaire" ont bloqué deux ponts de la ville pendant plus d'une heure, avant d'être délogés.

Un migrant à proximité d'habitations détruites lors du démantèlement d'une partie de la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais), le 10 mars 2016.
Un migrant à proximité d'habitations détruites lors du démantèlement d'une partie de la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais), le 10 mars 2016. (DENIS CHARLET / AFP)
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Quatre-vingt militants du groupuscule d'extrême droite Génération identitaire, opposés à la présence des migrants, ont manifesté samedi 12 mars au matin dans deux rues de Calais (Pas-de-Calais). Ce rassemblement non déclaré a été dispersé peu après 9 heures, comme le relaie France 3 Nord. Au total, quatorze personnes ont été interpellées.

Selon un communiqué de Génération identitaire, les manifestants, au nombre de 130 jeunes, ont réussi à prendre le contrôle de "trois ponts permettant l'accès des migrants à la ville de Calais". Des photos et une vidéo publiées sur Twitter montrent plusieurs groupes de jeunes assis à même le sol, certains portant des banderoles "No Way" ("On ne passe pas") et "Go Home" ("Rentrez chez vous"), et des CRS encerclant l'un des groupes.

Calais, "ville martyre"

"Ils portent des banderoles, ont enflammé quelques pneus et ont des fumigènes", a d'abord indiqué la prefécture, confirmant que les manifestants bloquaient deux ponts de la ville, avant d'annoncer l'intervention des forces de l'ordre.

Dans son communiqué, le groupuscule défend son action comme une réponse aux "agressions contre les forces de l'ordre, contre des automobilistes et des chauffeurs routiers, émeutes en ville, désagrégation totale du tissu social et économique", parlant de Calais comme d'"une ville martyre".

A l'inverse, plusieurs associations ont dénoncé depuis plusieurs semaines une recrudescence des agressions contre migrants. Vendredi, cinq hommes soupçonnés d'avoir agressé des migrants à Calais en se faisant passer pour des policiers ont ainsi été mis en examen des chefs de "vol avec armes" et "transport d'armes de catégorie D".