Calais : privés de manifestation anti-migrants, ils organisent une "promenade citoyenne" pour le général Piquemal

Un des organisateurs du rassemblement, interdit vendredi par la préfecture, demande aux sympathisants du général Piquemal de manifester, samedi, en petits groupes séparés.

Des policiers dispersent une manifestation organisée par Pegida France, le 6 février 2016, à Calais (Pas-de-Calais).
Des policiers dispersent une manifestation organisée par Pegida France, le 6 février 2016, à Calais (Pas-de-Calais). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
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"Tous les sympathisants sont invités à venir, pas pour se regrouper, mais pour visiter Calais et ses monuments aux morts et y déposer des gerbes." Une "promenade citoyenne" se substituera, samedi 20 février, à Calais (Pas-de-Calais), au rassemblement anti-migrants refusé par la préfecture, a annoncé, vendredi, son co-organisateur.

Lancé en soutien au général Piquemal, interpellé lors d'une manifestation interdite le 6 février, ce mouvement consistera en une "promenade" en petits groupes, selon Willy Destierdt. Il suggère aux participants de se rendre notamment au stade du Souvenir, lieu de rendez-vous pour le rassemblement initialement prévu.

La préfecture interdit tout discours, slogan ou affiche

"Si ce sont juste des gens qui se baladent dans la rue, déposent une gerbe ou visitent des monuments sans caractère revendicatif, il n'y a pas de difficulté : c'est la liberté de circulation, comme pour n'importe quel touriste", indique à francetv info la préfecture du Pas-de-Calais.

Les services de l'Etat assurent que des interpellations seront possibles si l'événement dépasse le cadre de la simple balade. "Par exemple, une prise de parole est prévue à 14h30, ce qui confère un caractère revendicatif. Même chose s'il y a des slogans, des affiches, des porte-voix... Nous aurons un dispositif policier en nombre suffisant pour faire respecter l'arrêté. Les officiers de police judiciaire auront la charge d'interpeller ou non les éventuelles personnes en infraction."

Le 6 février, une vingtaine de manifestants avaient été interpellés. Parmi eux, le général Christian Piquemal, 75 ans, poursuivi pour "participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation". Son procès doit avoir lieu le 12 mai, au tribunal de Boulogne-sur-Mer.