Calais : 4 manifestants interpellés lors d'un rassemblement d'extrême droite interdit

Les manifestants comptaient notamment exprimer leur soutien au général Piquemal, interpellé lors d'une manifestation interdite organisée par le mouvement islamophobe Pegida le 6 février. 

L'ancien militaire Willy Destierdt interpellé par la police à Calais (Pas-de-Calais), samedi 20 février 2016.
L'ancien militaire Willy Destierdt interpellé par la police à Calais (Pas-de-Calais), samedi 20 février 2016. (JULIEN PITINOME / CITIZENSIDE.COM / AFP)
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Ils souhaitaient se rassembler pour "la défense des Calaisiens". Quatre manifestants réputés d'extrême droite ont été interpellés samedi 20 février à Calais (Pas-de-Calais) pour avoir bravé une interdiction préfectorale de manifester.

Ces manifestants, des ex-légionnaires ou parachutistes, voulaient initialement tenir un rassemblement au stade du Souvenir, mais la mairie de la ville avait affirmé que le lieu n'était pas disponible, avant que la préfecture ne prenne un arrêté d'interdiction de cette manifestation. 

Les organisateurs, notamment un ancien militaire originaire de Calais dénommé Willy Destierdt, entendaient égalementexprimer leur soutien au général Piquemal. Interpellé lors d'une manifestation interdite organisée par le mouvement islamophobe Pegida le 6 février, il doit être jugé le 12 mai.

"Nous n'avons pas besoin de perturbateurs"

A la place, Willy Destierdt avait annoncé une "promenade citoyenne", par petits groupes qui devaient déposer à partir de 14 heures des gerbes de fleurs devant divers monuments honorant la mémoire de soldats français morts au combat.

De 20 à 30 personnes, selon la préfecture, dont plusieurs bérets rouges (parachutistes) et bérets verts (légionnaires) arborant des médailles militaires, avaient répondu à son appel. Ils ont joué au chat et à la souris avec les forces de l'ordre pendant une heure environ. Willy Destierdt, puis trois autres manifestants a été interpellé avant que les CRS ne dispersent les autres individus, peu avant 15 heures.

"Tout ça s'est fait sans heurt", s'est félicité le sous-préfet de Calais. "Nous n'avons pas besoin de perturbateurs (...), on est déjà dans une situation difficile, cette ville a besoin de sérénité et de calme", a-t-il ajouté.