L'ancien président français Nicolas Sarkozy, à Paris, le 26 novembre 2012.
L'ancien président français Nicolas Sarkozy, à Paris, le 26 novembre 2012. (BENOIT TESSIER / REUTERS)

Nicolas Sarkozy n'a pas envie de revenir en politique. Mais il n'aura peut-être pas le choix. C'est en substance ce qu'affirme l'ancien président de la République, selon des propos recueillis par le magazine hebdomadaire Valeurs actuelles et rapportés mardi 5 mars par l'AFP.

"Il y aura malheureusement un moment où la question ne sera plus : 'Avez-vous envie ?' mais 'aurez-vous le choix ?' (...) Dans ce cas, je ne pourrai pas continuer à me dire : je suis heureux, j'emmène ma fille à l'école, et je fais des conférences partout dans le monde, affirme l'ancien chef de l'Etat, battu par François Hollande le 6 mai 2012, selon l'hebdomadaire de droite à paraître jeudi. Dans ce cas, effectivement, je serai obligé d'y aller. Pas par envie. Par devoir. Uniquement parce qu'il s'agit de la France."

"Regardez comment j'ai été traité"

Dans le même temps, Nicolas Sarkozy n'a "pas envie d'avoir à faire au monde politique qui (lui) procure un ennui mortel", selon d'autres propos rapportés dans l'article. "Et puis, regardez comment j'ai été traité ! Lorsqu'on m'a convoqué pour treize heures d'interrogatoires, à propos de l'affaire Bettencourt (...) Sans compter la manière dont ils ont traité ma femme. Interdite de chanter pendant cinq ans", assure-t-il.

Veut-il prendre sa revanche ? "C'est un très mauvais sentiment", répond-il. "Et puis quelle revanche ce serait ? Pour reprendre la France dans l'état où les socialistes la laisseront. Tu crois que je ne sais pas que je vais mourir ? Donc franchement est-ce que j'ai envie de revenir ? Non."